Pauline Rolland

La généalogie est souvent associée à un agréable passe-temps privé. Mais c’est en outre une profession qui a ses méthodes de recherche, sa formation et ses exigences techniques et juridiques. C’est ce dont je me suis efforcée d’acquérir durant mes études. Cette passion pour la généalogie est arrivée pour moi dès l’enfance...

Je crois qu’il faut remonter à mon année de CE2 dans laquelle nous avions découvert la calligraphie sur un après-midi. Le soir même, en revenant chez ma grand-mère avec ces écrits, j’ai rencontré sa cousine Annick CORREC qui m’a proposé de voir de « vrais écrits », ceux de mes ancêtres. J’ai alors passé plusieurs de mes mercredis avec elle à la mairie de Cléguérec et des communes alentour. Je me souviens encore d’un « tête-à-tête avec le maire », Jean LE LU, où je lui demandais l’accès aux archives ; et cette fameuse pièce sombre et poussiéreuse dans laquelle étaient empilés les cadastres et autres archives municipales. Durant cette année, nous avions collecté les actes de mes ancêtres branche maternelle sur six générations.

Ma passion s’est renforcée au collège. Dans ma tête, j’avais mis de côté la recherche d’archives. Mais avec du recul, je suis restée très sensible à l’histoire de mes ancêtres. Je me souviens encore très bien de l’exposé d’histoire-géographie en 6e sur « l’histoire de sa commune » et les cours de culture bretonne de Monsieur BELZ à partir de l’année de 4e. C’est d’ailleurs lui qui m’a transmis ce goût des anecdotes historiques sur les monuments locaux et le centre Bretagne.

C’est alors à 18 ans que j’ai commencé à associer le droit et l’histoire. J’ai poursuivi ma passion de l’histoire du centre Bretagne à travers mon activité de guide touristique aux Forges des Salles à Sainte Brigitte. J’ai beaucoup appris des nombreux visiteurs en m’appropriant leurs anecdotes ou à travers leurs questions qui m’incitaient à aller chercher plus de précisions auprès de Jacques et Eliane DU PONTAVICE, dans le mémoire de André LE CORROLER et auprès de l’incontournable Monsieur BELZ !

De l’autre côté, mes études en droit m’ont permis d’acquérir les méthodes et la rigueur nécessaire à l’exercice actuel de mon métier. Après un DUT carrières juridiques à Soissons puis Saint-Malo, j’ai obtenu une licence professionnelle activités juridiques, spécialité généalogie successorale à Corte. Parallèlement, j’ai souhaité compléter ma formation en paléographie à l’École Nationale des Chartes à Paris mais aussi en breton, avec la formation intensive au sein de l’organisme STUMDI.

Après un an de stage au sein de l’étude généalogique de Gascogne, je me lance à 26 ans en tant que généalogiste professionnelle auto-entrepreneur. Affiliée à la Chambre des Généalogistes Professionnels (CGP), j’ai hâte, aujourd’hui, de vous aider dans vos recherches successorales, familiales et foncières !


Pauline Rolland